Nocturnes 3 aout 2016

03/08/16 : Improse

Duo Boogie

Sébastien Guillaume (Violon jazz) Antoine Bouchaud (piano jazz)

Jaune...

 

Le cinquième concert des Nocturnes de la Cathédrale ressemble à une étoffe en batik ou bien à un patchwork musical et littéraire, ce qui le désigne comme complexe et coloré, bigarré, cachant à dessein un riche dessin dans les éléments qui le composent. Tout commence par un Prélude, comme il se doit. Le verbe poétique, la parole créatrice donnent vie à une histoire et voilà que commence la narration. « Il était une fois », nous murmure Victor Hugo...  Les personnages du conte s'animent, galvanisés par la musique et séduits par le chant de la nature aux alentours. Suit une Ballade, une de celles qui emportent l'imagination aux antipodes. Un chant de Création nous pousse encore plus loin, vers l'horizon, au bout de la terre, derrière le Ciel. Irons-nous jusqu'au Japon quand se terminera le morceau ? Et pourquoi pas ? La musique connait des raccourcis fort surprenants. 

Le paysage du Pays des Dieux baigne maintenant dans la lueur pâle qui enveloppe d'ordinaire les mythes. Ce sont les récits des commencements, beaux comme la page blanche avant que le calligraphe y pose son pinceau pour consigner les faits, quand tout est encore de l'ordre du possible mais que rien n'est déjà figé en destin. On distingue des formes brèves, poétiques et rythmées, condensées dans les quelques syllabes d'un haïku : un château, une rivière et des arbres, et puis les kami qui peuplent avec parcimonie ce paysage d'origami.

Reprenons notre souffle, en en faudra beaucoup pour la deuxième escale. Car le chant de la Terre n'est pas toujours solitaire, les voix éparses se rejoignent, un chœur se forme. Nous voilà en pays de Gospel et de Jazz. On entend la louange et on distingue le swing. La nuit là-bas sera syncopée, longue et tendre.  

Laissons le mot de la fin à Claude Roy avec sa drôle de cosmogonie, beaucoup sérieuse qu'il y parait à première vue quand il s'agit de trouver notre juste place dans ce monde si vaste. 

Les quatre éléments 
L'air c'est rafraîchissant
Le feu c'est dévorant
La terre c'est tournant
L'eau - c'est tout différent
 
L'air c'est toujours du vent
Le feu c'est toujours bougeant
La terre c'est toujours virant
L'eau - c'est tout différent

L'air c'est toujours changeant
Le feu c'est toujours mangeant
La terre c'est toujours germant
L'eau - c'est tout différent

Et combien davantage encore ces drôles d'hommes espèces de vivants
Qui ne se croient jamais dans leur vrai élément.

Et combien davantage encore ces drôles d'hommes espèces de vivants

Qui ne se croient jamais dans leur vrai élément.

Programme :

1ère partie : Antoine Bouchaud : piano

Jean- Sébastien Bach Siloti - Prélude en Si Mineur

Chopin Ballade N°4

Jehan Alain Choral 
Jehan Alain - Mythologie japonaise (thème et variations entrecoupées d'Haiku

Hiromi Uehara - 
Old castle, by the river, in the middle of a forest

2ème partie - duo Bougui : Antoine Bouchaud (piano), Sébastien Guillaume (violon)

Standards inspirés du "Negro spirituals"

Cherokee, 
Road Song 
Nardis 
Mercy Mercy Mercy, 
Spain, 
Blue monk 
Amazing Grace,

 
 

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Tous les mercredis à 21h,
du 6 juillet au 17 août 2016

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